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La santé du Berger Australien

Par Chez Mage · Sources consultées le 25 octobre 2026

Prendre soin d’un Berger Australien, c’est connaître ses besoins et les points de vigilance de sa race, mais aussi observer le chien qui partage notre vie. Sa santé repose sur plusieurs éléments complémentaires : la sélection des parents, les dépistages, un suivi vétérinaire et des habitudes adaptées à son âge.

Un dépistage favorable réduit certains risques ; il ne constitue pas une garantie de santé pour toute la vie. Ce guide présente les grands repères utiles aux familles. Il ne permet pas de poser un diagnostic et ne remplace pas une consultation vétérinaire.

Ce que les dépistages disent — et leurs limites

L’identification ADN permet d’identifier un chien et de vérifier une filiation. Elle n’est pas un bilan de santé. Un test génétique de maladie recherche, lui, un ou plusieurs variants précis. Les radiographies des articulations et les examens des yeux apportent encore d’autres informations : ces contrôles se complètent.

Sur un résultat génétique, « indemne » signifie généralement que le variant recherché n’a pas été détecté. « Porteur » ou « à risque » s’interprète selon la maladie, son mode de transmission et le test utilisé. Ces mots n’ont pas une signification identique pour toutes les affections. Demandez toujours le compte rendu, le nom du test et l’identité du chien concerné. [1, 2]

Avant une adoption, demandez les résultats des deux parents et discutez de leurs antécédents familiaux. L’absence de problème connu dans une lignée ne permet pas d’exclure tout risque. [2]

Les hanches et les coudes : HD et ED

La dysplasie désigne des anomalies du développement articulaire. Chez le Berger Australien, les hanches et les coudes font partie des articulations à surveiller. Le dépistage repose sur des radiographies réalisées selon un protocole, puis une lecture officielle pour la sélection des reproducteurs. [3]

Un chien qui boite, devient raide ou hésite à se lever doit être examiné. Une boiterie ne permet pas, à elle seule, d’identifier sa cause. Les résultats des parents sont utiles pour apprécier un mariage ; ils ne remplacent pas l’examen d’un chiot ou d’un adulte présentant des signes.

Pour le quotidien, demandez à votre vétérinaire comment adapter l’alimentation, le poids et l’activité à la croissance et à l’état de votre chien. Évitez de chercher à lui faire suivre un programme sportif standard sans tenir compte de ses capacités. [9]

Les yeux : examens cliniques et tests génétiques

Les maladies héréditaires oculaires canines sont souvent regroupées sous le sigle MHOC. Parmi les affections recherchées chez le Berger Australien figurent notamment certaines cataractes, l’anomalie de l’œil du Colley (AOC ou CEA) et des formes d’atrophie progressive de la rétine (APR). [4]

Un résultat ADN favorable pour une affection ne rend pas inutile l’examen par un vétérinaire habilité en ophtalmologie. Les tests génétiques ne couvrent pas toutes les maladies des yeux. La date de l’examen et le suivi dans le temps comptent également, certaines affections étant évolutives. [4]

Si votre chien garde un œil fermé, présente une douleur oculaire ou semble perdre la vue, contactez rapidement un vétérinaire. N’utilisez pas un ancien collyre sans avis.

MDR1 : connaître son statut avant un traitement

Le sigle MDR1 désigne couramment un variant du gène ABCB1 pouvant modifier la sensibilité à certains médicaments. Un chien portant une seule copie peut déjà être concerné ; deux copies peuvent entraîner une sensibilité plus importante. Le risque dépend aussi du produit, de sa dose et des associations de médicaments. [5, 6]

Le bon réflexe : transmettre le résultat MDR1 à chaque vétérinaire qui soigne votre chien, y compris avant une anesthésie. Si le statut est inconnu, signalez-le. Ne donnez pas de médicament humain et ne modifiez pas une prescription vous-même.

MDR1 ne signifie pas que tous les antiparasitaires sont interdits. Des produits ont été évalués chez des chiens porteurs du variant à leurs doses autorisées. Le vétérinaire choisit le traitement en tenant compte du statut génétique, des autres maladies et des médicaments déjà reçus. La liste de référence de Washington State University est régulièrement actualisée. Consulter la référence WSU sur MDR1. [5]

Les autres points de vigilance de la race

Épilepsie et signes neurologiques

L’épilepsie fait partie des préoccupations de santé du Berger Australien. Mais une crise convulsive peut aussi avoir d’autres causes : intoxication, trouble métabolique ou affection cérébrale, par exemple. Le diagnostic nécessite un bilan vétérinaire ; un panel ADN favorable ne suffit pas à exclure toutes les maladies neurologiques. [7]

Peau, allergies et thyroïde

Des allergies et des maladies thyroïdiennes, notamment la thyroïdite auto-immune, sont décrites dans la race. Des démangeaisons répétées, des problèmes de peau ou une modification durable du poids et de l’énergie justifient un examen. Ces signes ne sont pas spécifiques : ils ne prouvent ni une allergie ni une maladie de la thyroïde. [7]

Cancers : observer sans tirer de conclusion hâtive

Le CFBA soutient une initiative de recherche sur les cancers du Berger Australien, notamment l’hémangiosarcome. Cette démarche vise à mieux documenter les cas et leurs facteurs de risque. Une masse, un amaigrissement inexpliqué ou une fatigue persistante doivent être discutés avec le vétérinaire, sans conclure soi-même à un cancer. [8]

Merle, vision et audition : privilégier une sélection informée

Le merle est un motif de robe dont la génétique comporte plusieurs variants. Certaines combinaisons de deux variants merle exposent à des troubles, notamment auditifs ou oculaires. L’apparence seule ne suffit pas toujours à déterminer le statut génétique : les résultats doivent être interprétés pour préparer un mariage. [10]

Un chien merle n’est pas automatiquement malade. Inversement, une robe qui paraît normale ne constitue pas un certificat de santé. Lorsqu’une difficulté auditive est suspectée, le vétérinaire peut proposer un examen spécialisé, notamment un test PEA/BAER, qui permet d’évaluer l’audition de chaque oreille. [11]

Préserver sa santé à chaque âge

Le suivi doit évoluer avec la vie du chien. Avec votre vétérinaire, construisez un programme adapté comprenant les vaccinations, la prévention des parasites, le suivi du poids, les soins dentaires et l’évaluation de la douleur. Les besoins dépendent de l’âge, de l’environnement et du mode de vie. [9]

  • Chiot : suivre la croissance, installer des manipulations douces et discuter de l’alimentation et des activités adaptées.
  • Adulte : observer l’état corporel, la mobilité, la peau, les dents et les changements de comportement.
  • Chien vieillissant : adapter les bilans, le confort à la maison et l’activité. Une douleur ou un changement de comportement ne doit pas être attribué automatiquement à l’âge. [12]

Gardez un dossier accessible : carnet de santé, traitements, résultats génétiques, comptes rendus et observations. Une vidéo ou des notes datées peuvent aider à décrire un phénomène intermittent au vétérinaire.

Quand contacter rapidement un vétérinaire ?

Une difficulté à respirer, un effondrement, une suspicion d’intoxication, une douleur importante ou un ventre gonflé avec des tentatives de vomissement sans résultat nécessitent un appel immédiat à un service vétérinaire.

Une première crise convulsive nécessite un examen. Une crise durant plus de cinq minutes ou plusieurs crises rapprochées constituent une urgence. N’attendez pas un échange avec l’élevage pour contacter le vétérinaire. [13]

Les informations de santé Chez Mage

Pour les contrôles réalisés sur nos reproducteurs, consultez leurs fiches et les justificatifs correspondants. Les informations sur la race et les résultats individuels ont des rôles différents : les premiers expliquent les risques, les seconds renseignent sur un chien précis.

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